Ma vie de doula

Je suis Doula

« Je suis Doula »
C’est une phrase que j’ai mis longtemps avant de prononcer, je n’osais pas. Parce que même si j’étais en formation pour le devenir, ou que j’avais terminé ma formation, même si cela m’appelait, même si je pensais que j’avais ma place là, cela restait un peu théorique, presque abstrait. J’avais du mal à expliquer ce que ça voulait dire, ce que je « faisais », je n’avais pas encore vraiment accompagné de façon suivie et « professionnelle » des mamans. Je me sentais « en chemin pour devenir doula », tout en me demandant si j’avais bien raison, comment me faire connaître, comment prendre confiance, oser etc…

Il y a quelques mois j’ai rencontré une future maman une fois et je sais que cette unique rencontre a eu une grande et belle influence sur la façon dont son petit garçon est né. Et cela m’a mis du baume au coeur, donné courage, si en une seule rencontre je pouvais l’avoir à ce point aidée alors c’est que je n’étais pas à côté de la plaque.

Et en ce moment, j’accompagne deux mamans en postnatal. Ce sont deux accompagnements très différents. Mais quand je suis avec elles, je me sens bien, à ma place. Je sais que je suis là où je dois être. C’est naturel, cela ne me demande pas d’efforts et je ne suis pas stressée ni rongée par le doute « est-ce que je fais bien? est-ce que je fais ce qu’il faut? etc… » Je sais que tout est bien, je suis avec elles et je suis là où je dois être, je fais ce pour quoi je suis venue sur Terre. Cela peut paraître énorme de dire ça, et ça l’est! Mais ce n’est pas exagéré pour autant. C’est.

Je suis Doula. Maintenant je le sais, je le sens. C’est vrai et juste.

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Semaine Nationale du Réseau Né-Sens

Le Réseau Né-Sens est une association de professionnels de la périnatalité, fondée par des Yoga Doulas mais ouverte à tous les professionnels ayant à coeur de remettre les futurs parents au centre de leur préparation à la naissance et à la parentalité, qui oeuvrent pour une vision consciente de la naissance. Chaque année l’association fédère une semaine d’évènements, organisés par des adhérents locaux. Cette année a été une année de grands remaniements à l’association, de nouveaux membres ont rejoint le mouvement et beaucoup de propositions sont faites dans plusieurs régions de France. De plus, Covid oblige, beaucoup d’événements sont proposés en ligne, ce qui a l’avantage que d’où que vous soyez vous pourrez assister aux évènements qui vous intéressent.

Le Thème de la Semaine: La période postnatale, 40 jours en or ici et dans le Monde.

A Saint Malo.
En tant qu’adhérente, je propose plusieurs moments au cours de la semaine. Deux sont en ligne: un cours de Yoga Postnatal le mardi 9 Mars de 11h à 12h30 et une conférence suivie d’échanges le jeudi 11 Mars à 11h: Préparer son postnatal, pourquoi et comment?
Mais j’invite également les mamans et leurs bébés, jeunes enfants, à venir à une balade au Parc de La Briantais le lundi 8 Mars à 10h. Que les bébés soient en écharpe, porte-bébé, poussette, que le papa soit présent ou pas, elles pourront profiter d’un temps au grand air pour marcher un peu, faire quelques exercices très simples pour s’étirer, se détendre, relâcher les tensions, mais aussi partager sur comment elles se sentent, discuter avec des adultes (quiconque a passé du temps avec des petits enfants sait à quel point cela peut manquer parfois, d’autant plus en ces temps de restrictions sociales liées au covid).
Tous ces évènements sont gratuits, sur donation pour l’associations réseau Né-Sens.
Pour vous y inscrire, il suffit de cliquer sur ce lien! L’inscription est nécessaire pour les évènements en ligne afin de recevoir les liens de connexion, et souhaitée pour la balade (ainsi je peux vous attendre si vous avez quelques minutes de « retard »).

Dans le reste de la France.
Vous pouvez retrouver tout le programme de la semaine et choisir les évènements en ligne qui vous intéressent ici. Et j’attire en particulier votre attention sur la journée de clôture le Dimanche 14 Mars, qui sera une journée très riche, où des intervenants de tous les continents vont partager certaines des traditions qui entourent la période postnatale.

J’espère vous voir à la promenade du 8 Mars (notez qu’il y a aussi une balade prénatale le même jour à 15h) et peut-être en ligne. Je vous souhaite en tous cas de vous saisir de toutes ces belles opportunités et de vous régaler!

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Lecture inspirante: Intimes naissances.

Intimes naissances, Choisir d’accoucher à la maison, sous la direction de Cécile et Juliette Collonge éditions La Plage, 2008.

Il ne s’agit pas d’un livre théorique ou même pratique sur l’accouchement à domicile, il ne s’agit pas d’un plaidoyer pour l’accouchement à domicile, il ne s’agit pas de convaincre que l’accouchement à domicile serait « meilleur » que l’accouchement ailleurs…

Il s’agit avant tout d’un recueil de récits de naissances à la maison.
Il s’agit de récits doux, pleins d’amour, bienveillants, de naissances simples.
Il s’agit aussi de décrire les réticences des uns et des autres, les blocages, les peurs… et comment ils ont parfois été surmontés, traversés.
C’est en tout cela que c’est pour moi, vraiment un livre inspirant. Que l’on soit tenté par l’aventure de la naissance à la maison ou pas. D’ailleurs je l’ai lu lorsque j’attendais mon deuxième enfant, né en plateau technique, et je ne crois pas l’avoir touché alors que je me préparais à une naissance à domicile pour ma troisième.

C’est un livre que l’on peut lire par toutes petites touches, un récit par-ci par-là, ou d’une traite… selon nos envies. Il recueille 15 témoignages de parents, mais aussi 12 articles écrits par des professionnels qui pratiquent l’accompagnement de ces naissances dans l’intimité des foyers, ainsi qu’un article plutôt pratique celui-là sur l’organisation et la préparation d’un enfantement à la maison.

Mais c’est vraiment pour la partie témoignages que je vous encourage à le parcourir. Pour vous imprégner de l’atmosphère « ocytocique » de l’enfantement.

Et dans le même ordre d’idée, mais en version filmée, je ne peux que vous recommander le magnifique documentaire Entre leurs mains.

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Votre soutien en postnatal.

J’ai effectué récemment une formation spécifique au soutien postnatal. Au cours de cette transmission, nous avons pu revoir et redire toute l’importance de ces premiers moments où le couple devient parents, que ce soit la première fois ou bien plus. Nous avons également refait un tour de nos champs d’action et de soutien en tant que doula: soins du corps à la maman (serrage du bassin, différents types de massages…), cuisine et caractéristiques d’une alimentation adaptée à cette période si particulière, soutien à l’allaitement, soutien émotionnel, gestion de la logistique de la maison si besoin ou aide pour préparer le soutien par d’autres membres de l’entourage…

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Les couples qui attendent leur premier enfant ont souvent l’intention de se débrouiller à eux deux. La société n’étant pas très ouverte à parler des difficultés qui peuvent être rencontrées par les jeunes couples isolés, ou pas d’ailleurs, mais seuls à devoir prendre en charge toute la maison en plus de la récupération physique de la jeune mère et du passage au statut de parents, et de la période nécessaire à faire connaissance avec son bébé, à l’admirer, le respirer…
Il est normal d’avoir besoin d’aide et il devrait être normal d’en recevoir. Ne pas avoir à cuisiner ni à réfléchir à ce qu’on va cuisiner ne devrait pas être un luxe lors des semaines qui suivent la naissance d’un bébé. Ne pas s’apercevoir de la montagne de linge que génère un si petit bébé, devrait être normal car d’autres s’occupent de cela le temps que mes parents s’occupent « juste » du bébé et d’eux-mêmes.

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Un des freins peut être l’aspect financier: si on paie une doula pour venir passer plusieurs heures à faire « tout cela » une à plusieurs fois par semaine, on peut avoir peur du budget qu’il va falloir y consacrer. Mais d’une part la doula n’est pas forcément la seule qui peut aider, d’autre part, le coût est vraiment à remettre en lien avec tous les bénéfices que va en tirer la famille et chacun de ses membres.
A la suite de ma formation, j’ai à réaliser un certain nombre d’heures de façon bénévole. Pour que cela soit malgré tout juste pour moi, je propose qu’une heure sur trois soit rémunérée en CESU. Cela peut vraiment être une magnifique opportunité pour une ou deux familles qui auraient peu de moyens d’être malgré tout soutenues. Je vous invite donc à me contacter ou à faire passer l’information à une famille en attente toute proche d’un bébé. C’est vraiment le seul critère: une famille qui s’apprête à accueillir un bébé. Le nombre d’heures et le type d’aide s’adaptent aux autres sources de soutien et aux besoins de la famille, mais l’aide est toujours nécessaire et bienvenue.

Un autre frein peut être d’avoir la présence chez soi d’une personne tierce, à une période de grande vulnérabilité. En tant que doula, ma mission et mon travail est d’être efficace et discrète. On doit voir le fruit de mon travail mais pas moi en quelque sorte. Par exemple: un repas chaud est prêt et servi à la maman, mais elle ne retrouve pas une montagne de vaisselle sale ensuite et n’a pas été dérangée pendant qu’elle se reposait avec bébé pour savoir ce qu’elle voulait manger ni où se trouve l’épluche légumes!

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Je souhaite à toutes les jeunes mères de recevoir l’aide et la chaleur dont elles ont besoin.

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Lecture: L’art de l’allaitement maternel.

Si il y a un livre à avoir concernant l’allaitement maternel, c’est bien celui-là.

Un Best seller mondial!

Publié par La Leche League et réédité régulièrement c’est une véritable bible de l’allaitement. Très complet, il ne se lit pas forcément de A à Z d’une traite mais il est facile de piocher au fur et à mesure des besoins, questions, difficultés etc… De la grossesse, lorsque vous vous posez la question d’allaiter ou pas, à la naissance: premières tétées, mise en place de l’allaitement, positionner bébé, puis lorsque l’allaitement est bien installé mais que vous rencontrez soudain quelques difficultés ou vous questionnez sur la durée de l’allaitement; ce livre apporte des réponses, des témoignages, des illustrations qui peuvent être d’un grand secours en première approche. Malgré tout je suis convaincue qu’un livre aussi bien fait soit-il ne suffit pas à soutenir et entourer une jeune maman qui choisit d’allaiter son bébé. Des contacts de femmes ayant fait ce choix aussi, de consultantes en lactation lorsqu’un problème spécifique survient, des rencontres pour échanger entres mamans allaitantes, tout cela est important.

Ce livre est disponible au prêt pour les mamans que j’accompagne. De plus, je peux vous accompagner pour la mise en place de l’allaitement.

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Cartes Cadeau.

Voilà trois semaines que je vous offre un article par jour. Trois semaines que j’essaie de vous faire découvrir les différentes facettes de mon métier, les différents axes de mon accompagnement:

A travers le yoga, la respiration, la méditation et la relaxation. Par l’intermédiaire du massage, et aussi par l‘échange et les informations sur tous les sujets qui touchent à la grossesse, à l’accouchement et à la période postnatale.

Il n’est pas toujours facile de parler du métier de doula, de décrire ce que l’on « fait ». A travers les trois dernières semaines d’articles, je crois (et j’espère!) que vous voyez mieux ce que je peux proposer et apporter aux femmes enceintes, aux familles qui s’apprêtent à accueillir un bébé et à celles qui viennent d’en accueillir un.

Aujourd’hui, alors que chacun commence à penser aux cadeaux à offrir à Noël…
Alors que les confinements nous ont fait prendre conscience de l’importance de prendre soin de nos proches
De l’importance d’être conscients de l’impact de nos achats aussi, et de privilégier la consommation locale et responsable, juste.
Je viens vous présenter:

Ces cartes cadeaux sont à offrir ou à mettre sur votre liste au Père Noël 😉 ou sur votre liste de cadeaux de naissance!
Pour tous les détails pratiques, voir ici.

Et dès demain, retrouvez un article plus conforme au format habituel.

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Être massée après la naissance.

Cette semaine je vous propose des articles en lien avec la période postnatale.

Peut-être avez-vous été massée pendant votre grossesse. Que ce soit par votre partenaire, par vos enfants, par un ou une professionnelle, ou encore tout cela à la fois! Vous avez profité de ces moments, ils vous ont nourrie et régénérée, vous en gardez un souvenir doux et chaleureux. C’est formidable!

Maintenant que bébé est né, vous êtes sans doute, ainsi que vos proches, toute tournée vers ce bébé, ce nouveau membre de la famille, ce petit être si dépendant de vous. C’est bien normal. Pour autant ce n’est pas le moment de vous oublier totalement. On dit souvent que pour que le bébé aille bien il faut que sa maman aille bien. Ne le prenez pas comme une injonction à aller bien coûte que coûte mais plutôt comme une invitation à prendre soin de vous aussi. Cela signifie par exemple: avez-vous des repas suffisamment riches, nourrissants? Les prenez-vous dans le calme? Quelqu’un peut-il se libérer pour prendre bébé dans les bras pendant ce temps de repas? Mais aussi: dormez-vous bien? suffisamment? Avez-vous le temps d’aller aux toilettes quand le besoin se fait sentir?

En dehors de ces quelques besoins « de base » (manger-dormir-éliminer), d’autres choses peuvent vous soutenir et vous aider à récupérer des forces et à vous sentir bien, aimée, digne d’attention, à renouer le contact avec votre corps qui vient de modifier brutalement et avec lequel vous n’êtes peut-être pas encore très à l’aise. Le massage en fait partie. Comme tout contact, toucher, le massage soutien le moral, mais aussi le système immunitaire, la capacité de guérison du corps, délie certaines tensions, permet la détente profonde.

Là encore, si votre conjoint vous masse les pieds, ou les mains, la nuque et les épaules, pas forcément tout cela en même temps, quelques petites minutes grappillées par-ci, par-là, c’est déjà formidable. Si c’est l’un de vos aînés qui vient vous caresser les cheveux le matin au réveil, c’est également magique! L’ocytocine est au rendez-vous! La jeune maman donne énormément, à son bébé, à son partenaire, à ses autres enfants; mais dans cette période elle a besoin de recevoir aussi beaucoup d’amour, d’attention, de bienveillance.

Un massage par une personne formée peut apporter des choses complémentaires. Ce sera un massage plus long, qui concernera tout le corps et aidera à reprendre conscience et contact avec tout le corps. Il pourra dénouer certaines tensions, il soutiendra le processus de remise en place des organes dans la cavité abdominale. Il pourra également remettre du mouvement, là où l’énergie ou les fluides ont stagné. Il aidera à retrouver l’équilibre que l’accouchement a nécessairement modifié.

Photo de cottonbro sur Pexels.com


Je suis formée pour vous délivrer un tel massage, à votre domicile, en présence de votre bébé. Je vous invite à vous faire ce cadeau! Si le prix représente un frein, vous pouvez peut-être le suggérer en cadeau de naissance à la place (ou en complément ;-)) d’une bague ou d’un doudou pour bébé.

Post-natal, Ressources Confinement

Le mois d’or.

Cette semaine, les articles sont orientés vers le postnatal.

Le mois d’or, Bien vivre le premier mois après l’accouchement. Céline Chadelat et Marie Mahé-Poulain, Presses du Châtelet, 2019.

Qu’est-ce que le mois d’or ? C’est ce temps particulier, d’un mois, 6 semaines, 40 jours, après la naissance d’un bébé. Ce temps célébré, préservé dans de nombreuses traditions mais assez oublié en occident, bien que l’on redécouvre petit à petit son importance. C’est à cette période que s’attache ce livre.
Quelle importance revêt le premier mois qui suit l’accouchement pour la jeune mère et son bébé mais aussi le père et le reste de la famille ? Comment préserver ce temps, l’organiser au mieux pour en profiter ? Autant de questions et bien d’autres auxquelles les autrices apportent des éléments de réponses. Ce temps particulier, souvent méconnu, méritait bien un tel ouvrage, complet et regorgeant de références bibliographiques pour être mieux connu, compris et respecté. Temps précieux, riche et merveilleux mais aussi moment de grande vulnérabilité pouvant amener à des difficultés tout aussi grandes. Ce livre est un bel outil pour se préparer au mieux à son mois d’or ou soutenir une proche nouvelle maman.

Le livre a également son site web avec beaucoup de ressources.

Ce livre est disponible au prêt pour les mamans que j’accompagne.
J’ai suivi une formation spécifique pour le soutien en postnatal des parents, si vous souhaitez de l’aide pour « organiser » votre mois d’or ou tout simplement pour être la présence discrète et efficace, l’oreille attentive, les bras supplémentaires, je vous invite à me contacter pour mettre en évidence vos besoins et les réponses que je peux y apporter, ainsi que mettre en lumière les autres moyens pour vous d’être soutenue.

Post-natal, Ressources Confinement

Les visites après la naissance de Bébé.

Cette semaine, mes articles sont orientés vers la période postnatale.

Bébé est né, toute la famille, les amis veulent le voir, le rencontrer! Les visites pourraient s’enchaîner, à la maternité comme au retour à la maison seulement voilà, le confinement les empêche, les restrictions liées à la pandémie de Covid-19 sont un frein… Vous vous en sentez peut-être frustrés, et vos proches également. C’est bien compréhensible. Tentons de réfléchir aux impacts des visites, de leur absence, et aux moyens de vivre les choses sereinement, dans le respect de chacun et en limitant au maximum les frustrations.

Tout d’abord les visites lorsqu’elles ont lieu, peuvent être d’un grand soutien: les proches peuvent venir voir le bébé mais aussi soutenir sa Maman, apporter de quoi manger, aider au ménage ou sortir avec les aînés par exemple. Voir des amis proches ou de la famille peut également permettre à la jeune maman de parler de ses joies, mais aussi de ses doutes, craintes, se rassurer… Malheureusement les visites ne sont pas toujours aussi bénéfiques. Il arrive que les visiteurs arrivent avec un cadeau pour bébé en s’attendant à être reçus avec le café et les petits gâteaux (maison), dans une maison propre et par une jeune maman au comble de la forme et du bonheur. La jeune maman a également peut-être elle-même intégré ces attentes et tenter de s’y conformer même si ce n’est pas ce qu’attendent réellement ses proches qui viennent la voir. Les visites peuvent donc représenter une source de stress et de fatigue non négligeable et vraiment pas nécessaire pour les jeunes parents.

Crédit Photo Dilip Yadav.

Le fait de ne pas pouvoir avoir de visites à la maternité vous permettra de vous rencontrer à trois dans l’intimité. De vous observer, sentir, caresser, ce sont des jalons importants pour la relation. Ces quelques jours vous permettront également de vous reposer davantage, de vous laisser aller au rythme de votre bébé. Une fois à la maison, je vous recommande également de différer les visites des personnes qui ne vous sont pas très proches et/ou dont vous craignez qu’elles ne vous coûtent en énergie. Vous avez besoin de toute votre énergie disponible, vous avez besoin de repos et de calme avec votre bébé. De même votre bébé a besoin de beaucoup de repos, de la sécurité procurée par la chaleur et l’odeur de ses parents, d’amour et de lait! Les visiteurs devraient donc savoir se faire aidants et discrets. Ce n’est pas toujours facile à faire entendre et il peut être bon de distiller le message dès la fin de la grossesse par petites doses récurrentes pour faire en sorte que le message passe.

Si le fait que certains de vos proches ne puissent pas vous rendre visite rapidement, à cause de la situation sanitaire actuelle, vous pèse, que faire? Tout d’abord, il existe aujourd’hui de nombreux moyens de communication qui, s’ils ne remplacent pas la visite en chair et en os, permettent malgré tout de « voir » le bébé, de discuter, raconter la naissance, dire ses joies… Bien que l’évolution de la situation soit assez difficile à anticiper, autorisez-vous à faire des projets, à prévoir ensemble le moment où vous pourrez vous revoir, présenter votre bébé « en vrai ».

Crédit photo Céline Yadav

Si cette situation pèse à vos proches, parlez-leur de cette première rencontre réelle que vous imaginez. Vous pouvez aussi leur suggérer des moyens de vous soutenir dans cette période juste après la naissance malgré leur absence physique: être soutenant au téléphone, vous faire livrer des repas préparés par un restaurant que vous affectionnez, relayer les nouvelles auprès du reste de la famille pour que vous n’ayez pas 10 coups de fil à passer par jour… Cela peut être aussi de vous aider à payer les services d’une doula pour vous apporter tout le soutien discret et nécessaire. Ou même pourquoi pas vous écrire chaque jour une lettre (un jour vos parents, un jour une amie, un jour votre soeur/frère…) pour vous témoigner à vous et votre bébé leur amour et leurs pensées. On n’écrit plus beaucoup aujourd’hui (par la Poste) et pourtant cela a un autre impact qu’un mail ou un SMS, cela fait des traces qui peuvent être gardées, relues, lues au bébé. Et toute autre chose qui vous paraît utile et réalisable pour cette période. Laissez parler votre coeur, votre imagination, vos envies… et celles de vos proches!

Je vous souhaite des visites soutenantes et nourrissantes (au propre comme au figuré!). Je vous souhaite de ressentir l’Amour de vos proches, qu’ils puissent vous serrer dans leurs bras quelques jours après la naissance ou quelques semaines plus tard.

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Et la douleur?

Cette semaine, j’aborde des sujets en lien avec l’accouchement.

Accouchement et douleur sont deux mots qui sont bien souvent associés. Depuis le « Tu enfanteras dans la douleur » de la Bible, jusqu’aux méthodes d’accouchement sans douleur, en passant par la péridurale… Tout semble associer accouchement et douleur. A tel point que c’est souvent la crainte n°1 des femmes enceintes quand elles pensent à leur accouchement.

Mais cette douleur c’est quoi? Elle est comment? Pourquoi certains revendiquent le « droit » de ne pas avoir mal quand d’autres remettent en cause certains des moyens à disposition pour ne pas « souffrir »?

Tout d’abord, il est important de distinguer douleur et souffrance. On peut souffrir sans douleur physique, et on peut aussi ressentir de la douleur sans que ce soit une souffrance. La douleur parle des sensations physiques, du corps, la souffrance parle plus de l’état émotionnel de la personne, de la façon dont elle perçoit la douleur, ou tout autre évènement qui lui arrive.

On sait donc que l’accouchement s’accompagne généralement de sensations douloureuses. Peut-on les vivre sans souffrance? Ce qui ne signifie pas nécessairement effacer toutes ces sensations, ou les nier. Et si oui, comment?

Tout d’abord, la douleur lors des contractions, du travail de mise au monde, est une douleur qui a un sens: le corps fait place au bébé, il lui ouvre un passage. Avec des informations sur la physiologie de la naissance, la femme aura plus de repères, comprendra mieux ce qui lui arrive, pourquoi elle ressent telle ou telle sensation douloureuse, elle saura aussi que cela va passer (même si cela peut paraître long sur le moment ej suis bien d’accord). Cela neutralise déjà un amplificateur de douleur: la peur.

Ensuite, la douleur de l’accouchement est progressive. Ce n’est pas comme tomber dans l’escalier et se casser le bras, ou se cogner la tête: une douleur brutale et fulgurante qui coupe le souffle. Ce sont des sensations qui vont aller crescendo, qui vont avoir un mouvement de flux et de reflux aussi, avec des pauses pour reprendre des forces. Tout cela est important car cela permet au corps de s’adapter petit à petit et de sécréter des hormones anti-douleur. Le fait de réussir à « entrer dans sa bulle » comme nous en avons parlé lundi, aide aussi à mieux supporter les sensations douloureuses. Alors que certaines stimulations risquent au contraire de les amplifier.

J’aime bien qualifier les sensations qui accompagnent les contractions du travail de puissantes et intenses car je trouve que cela les définit bien. Et les mots sont importants. Si vous vous préparez à « vivre une expérience intense avec des sensations puissantes », ce n’est pas la même chose que de s’attendre à « souffrir d’atroces douleurs », n’est-ce pas? Or pour moi, vraiment, les contractions sont intenses et puissantes, car la femme qui enfante est elle-même en Puissance, c’est une expérience très forte. Cela ne veut pas dire que c’est facile, ou que ce n’est pas douloureux, mais ce n’est pas ce que je mettrais au premier plan. L’accouchement est une expérience incroyable, que je vous souhaite belle, respectée, révélatrice de votre puissance de femme et de maman, et qui vous donnera confiance en vous-même. S’y préparer, en parler sans tabou, être écoutée dans ses craintes (douleur ou autres), entendre des récits positifs d’accouchement, tout cela pourra vous aider à traverser cette tempête tout en restant solide, ancrée.

La douleur existe, elle est réelle, mais j’espère avoir réussi à vous la rendre un peu plus familière, à vous l’avoir montrée sous un autre angle, plus abordable à apprivoiser.

Vous êtes capable!
Vous êtes une femme puissante et forte, plus que vous ne le croyez, ne laissez personne vous en faire douter, y compris vous-même!

Photo de Felix Mittermeier sur Pexels.com