accouchement, grossesse, Post-natal, Ressources Confinement

Un câlin à soi-même.

Qu’y a-t-il de plus réconfortant qu’un câlin, une étreinte? Se sentir en confiance, soutenu, accepté, se détendre progressivement. Or les temps sont durs pour les câlins, pour les contacts physiques hormis avec un cercle de plus en plus restreint. Nous avons pourtant besoin de ces moments où tout notre être se relâche, dépose les armes, en quelque sorte.

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Je vous propose aujourd’hui de vous faire un câlin à vous-même. C’est peut-être un peu étrange, et ce ne sera pas aussi bienfaisant qu’une vraie étreinte mais disons que cela peut « dépanner » à certains moments. Et puis se témoigner de l’amour, de la bienveillance, de l’acceptation inconditionnelle à soi-même, c’est important aussi. Et ce n’est pas nécessairement dans nos habitudes.

Pour ce qui est des câlins réels, avec des personnes qui ne sont pas de notre foyer (au sens épidémique du terme), j’avais lu une information utile après le premier confinement. J’ai perdu la source exacte, j’en suis désolée, mais une médecin expliquait que nous pouvions faire un câlin en ayant très peu de risque d’être contaminants si les deux personnes impliquées portaient un masque, s’étaient lavé les mains, tournaient la tête à l’opposé l’une de l’autre et étaient en extérieur. Cela m’avait paru bien contraignant à l’époque. Aujourd’hui je me dis qu’à tout prendre, c’est mieux que rien. Que cela peut nous autoriser à étreindre certaines personnes fragiles de notre entourage sans craindre de leur causer des soucis de santé. Alors je vous laisse avec ces quelques informations, si vous avez une grand-mère qui, comme vous, a grand besoin d’être serrée dans des bras.

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Le massage : pourquoi, comment?

Le massage (ou modelage*) a de nombreuses vertus.
Il est anti-stress comme je l’écrivais hier, car il déclenche la sécrétion d’hormones du bien-être qui combattent les effets du stress. Il permet de relâcher les tensions corporelles, accompagnées parfois de tensions émotionnelles qui se dissipent également, d’assouplir le corps, de nourrir la peau grâce à l’huile appliquée. Il peut remettre du mouvement là ou il y avait stagnation, apaiser là où il y avait agitation. Il aide donc à réguler les énergies du corps.
Le sommeil, la circulation sanguine, la digestion, l’humeur, peuvent s’en trouver améliorés, les douleurs apaisées.

Tout cela est d’autant plus vrai pendant la grossesse et après la naissance du bébé car le corps de la femme se modifie tellement et tellement vite que des tensions et des déséquilibres s’installent forcément à un moment ou à un autre.

De plus lors de la grossesse, le massage permet de prendre un moment de calme, où l’attention pourra plus facilement revenir vers le bébé que vous portez. Vous pourrez ainsi vous connecter avec lui plus facilement, être attentive à ses mouvements, sa position, ses réactions. Si votre compagne ou compagnon vous masse, il pourra lui aussi s’attarder un peu sur le ventre et entrer en contact avec le bébé.

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Qui masse? Quand? Comment?
Plusieurs réponses possibles à toutes ces questions qui ne s’excluent pas les unes les autres. Vous pouvez vous masser vous même, ou être massée par votre conjoint, vos enfants, une amie…
Le massage peut concerner une partie du corps (pieds, mains, tête, dos) ou le corps entier. Vous pouvez également choisir d’être massée par un(e) professionnel(le).
Si vous vous massez vous-même ou que vous mettez votre conjoint à contribution, cela peut être tous les jours! Si c’est un professionnel, les massages seront nécessairement plus espacés dans le temps: l’ayurveda recommande un massage toutes les deux à trois semaines pour les femmes enceintes, mais même avec un massage toutes les 4 à 6 semaines vous ressentirez des effets bénéfiques.
L’huile est un élément important du massage. Elle permet aux mains de glisser plus facilement sur la peau, rendant le contact plus agréable, et elle nourrit. Il en existe aujourd’hui une quantité de variété assez hallucinante, mais je suis, comme souvent, partisane de la simplicité: l’huile de sésame convient à presque tout le monde!
En tous cas si vous choisissez une autre huile, pour la grossesse évitez celles qui contiennent des huiles essentielles à moins d’être parfaitement sûr qu’elle est compatible avec la grossesse, et évitez également celle qui contient du parfum ou une longue liste d’ingrédients, car plus la liste est longue et plus grand est le risque que s’y trouve un produit indésirable.
Quant au massage lui-même, entre vous et vos proches, assurez-vous simplement que la pression est assez enveloppante sans être trop forte, inventez vos mouvements de passage, testez ce qui vous fait du bien, sentez-vous libre de dire si quelque chose est déplaisant… Laissez parler votre intuition, écoutez votre corps et profitez!

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Un moment à part.
Pour profiter pleinement d’un massage, la pièce doit être suffisamment chauffée, de même que l’huile utilisée et les mains de la personne qui délivre le massage. Il faut également se sentir en confiance et savoir que l’on ne sera pas dérangé. Veillez également à votre installation et celle de la personne qui vous masse: vous pouvez être massée assise ou allongée, du moment que votre position ne crée pas de tensions dans le corps. De même, si cela vous fait plaisir, n’hésitez pas à mettre de la musique, des bougies, un éclairage doux, tout ce qui pourra participer à augmenter les « effets plaisir » de ce moment privilégié. Cela peut devenir un petit moment rituel régulier (chaque soir, une fois par semaine… selon vos envies et possibilités).

*Le terme massage s’entend ici comme massage bien-être ou modelage du corps. Il ne s’agit pas d’un massage thérapeutique délivré par un masseur kinésithérapeute diplômé d’Etat.

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Se protéger du stress.

Loin de moi l’idée de vous assener une injonction à ne pas stresser pour ne pas stresser votre bébé.
Lorsque nous sommes enceintes, notre vie ne s’arrête pas, et donc des émotions continuent de nous traverser quotidiennement, c’est normal. Il est important de ne pas chercher à les réprimer, mais plutôt de les laisser nous traverser et ainsi s’évacuer (j’ai bien conscience que c’est parfois plus facile à dire qu’à faire). Il peut également être intéressant, lorsque ces émotions sont très fortes, ou difficiles à évacuer pour quelque raison que ce soit, d’en parler avec son bébé pour lui expliquer que cet état que nous traversons n’est pas causé par lui. Car il est vrai que le bébé, dans l’utérus de sa maman, perçoit ses états émotionnels. Bien que nous en sachions de plus en plus sur les perceptions in utéro, nous n’en sommes encore qu’aux balbutiements, et il n’est pas possible (ni souhaitable d’ailleurs, à mon avis) de prévoir quelles conséquences exactes sur le bébé ont les émotions de sa maman. Que ce soit immédiatement, à moyen terme ou à plus long terme d’ailleurs.

Le stress est une réaction physiologique d’inconfort qui peut avoir de multiples causes et qui génère des sécrétions hormonales particulières. Si un stress dure dans le temps, les sécrétions hormonales vont perdurer elles aussi et leurs effets peuvent être plus importants et délétères sur le bébé comme sur la maman. Il est donc utile de chercher à s’en protéger. Or, nous ne pouvons pas empêcher certains évènements extérieurs de se produire, mais nous pouvons décider quelle place nous leur laissons prendre dans notre vie. Certains éléments de l’actualité peuvent être une source de stress pour vous aujourd’hui, mais aussi peut-être certains évènements plus personnels.

Comment faire alors pour se protéger, soi et son bébé? Comment réussir à prendre le recul suffisant pour ne pas se sentir assaillie par les angoisses des autres et les siennes propres?
Certaines choses sont assez simples finalement.

Tout d’abord, éviter les chaînes d’information en continu, d’une part elles ne donnent pas souvent de bonnes nouvelles et d’autre part elles répètent les mêmes choses en boucle, ce qui fait que notre cerveau peut avoir tendance à compter chaque élément à chaque fois qu’on le lui présente, même si cela fait trois fois que c’est le même. Pour se tenir informée malgré tout de l’actualité et ne pas « se couper du monde », la presse écrite est une bonne option: vous choisissez ce que vous lisez ou pas, il y a moins d’images et donc potentiellement moins de violence véhiculée par elles, à l’écrit on ressent beaucoup moins, voire pas, le stress du journaliste. De nombreux journaux proposent des formules d’abonnement web si vous ne souhaitez pas acquérir le journal papier, et le site Brief.me propose un résumé quotidien concis de l’actualité sans pub. (Je ne suis pas rémunérée pour parler d’eux mais moi-même abonnée je trouve que c’est un bon moyen d’être informée sans être noyée sous une avalanche de répétitions de mauvaises nouvelles)

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Ensuite, s’entourer de personnes positives et lumineuses, des gens heureux, souriants, soutenants. La bonne humeur et la joie de vivre sont contagieuses! Mais l’inverse est vrai aussi, et quelquefois discuter avec telle ou telle personne de notre entourage peut nous plomber le moral. Il est donc bon de se demander ce que telle ou telle autre personne de notre entourage nous apporte ou nous enlève en termes d’énergie et de joie de vivre.

Ne pas se charger du poids des difficultés des autres. Savoir leur « rendre » en quelque sorte leur histoire. Par exemple, un grand classique lorsque l’on est enceinte: la personne qui vous raconte son histoire d’accouchement terrible… OK, c’est son histoire à elle, et il est triste qu’après plusieurs années le plus souvent, elle garde encore les traces si vives de ses souffrances de l’époque, mais cela ne présage en rien de votre histoire à vous (y compris si c’est votre maman ou votre soeur qui parle). Ce n’est pas à vous de vous charger de son histoire, ni de l’écouter se répandre trop longuement. Je vous invite à faire dévier la conversation vers un autre sujet si cela se produit, avec bienveillance, avec humour pourquoi pas.

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Faire des choses qui vous plaisent et vous font du bien. Pas de liste exhaustive bien sûr puisque c’est très personnel: le tricot peut être très relaxant pour l’une et source de stress pour une autre, de même que la cuisine, le sport, le jardinage…! Lorsque vous faites ce que vous aimez, votre cerveau produit des hormones anti-stress, magique non? Alors chantez, dansez, regardez votre série télé préférée, lisez, préparez la layette de bébé… Ce que vous voulez du moment que vous aimez cela (et que cela n’est pas manifestement dangereux bien sûr, je ne suis pas en train de vous conseiller un saut en parachute à 7 mois de grossesse, même si dans l’absolu vous adorez ça!).

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Méditer. Quel que soit le type de pratique méditative, elle a un effet réducteur du stress si elle est pratiquée régulièrement. Il existe aussi des méditations spécifiques enseignées en yoga kundalini pour se protéger du stress ou gagner en confiance en soi.

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Enfin, un mot nécessaire sur les contacts physiques. Alors que nous sommes assaillis de mises en garde et d’injonctions à la « distanciation », il ne faut pas oublier, malgré tout que les êtres humains ne peuvent vivre sans contacts physiques avec les autres. Les câlins, les caresses, les étreintes, les massages, nous sont indispensables. Ce n’est pas une question anodine, c’est véritablement un enjeu de vie ou de mort. Lors du contact physique chaleureux, notre cerveau secrète à nouveau des hormones anti-stress. Alors n’oublions pas leur importance malgré les temps qui courent.

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L’alimentation Pranique.

On trouve beaucoup de livres, articles etc… traitant de l’alimentation en général et de l’alimentation pendant la grossesse en particulier. Les conseils donnés sont divers et variés, se contredisent parfois et sont également assez souvent très théoriques et difficiles à mettre en place concrètement ou tout simplement à « traduire » en alimentation concrète. Ici je ne vais pas parler de calories, d’apports recommandés ou autres, je vais m’attacher à un aspect qui est plus rare dans les conseils alimentaires et nutritionnels.

Le « Prana » est un terme sanskrit (langue ancienne de l’Inde) qui désigne l’énergie vitale. Ce concept est fréquemment abordé en yoga et en ayurveda (médecine traditionnelle indienne) mais assez peu en occident. Le prana est présent dans l’air que nous inspirons par exemple, mais aussi dans les aliments que nous ingérons. Le problème est que certains aliments sont très riches en prana et d’autres très pauvres. Pendant la grossesse tout particulièrement mais également en pré-conception et en postnatal, et même pour chacun de nous quotidiennement, une alimentation pratique est pourtant extrêmement bénéfique. Elle est plus facilement digérée, elle aide à nous sentir plein d’énergie sans être agités, elle calme le mental, elle nourrit sans alourdir.

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Alors où se trouve le prana dans notre alimentation?
Dans les fruits et légumes frais et de saison essentiellement! Vous voyez cette salade juste cueillie dans le jardin et mangée dans l’heure qui suit? C’est du « Top-Prana » (que les puristes me pardonnent l’expression!). Au contraire une salade de l’agriculture intensive, lavée industriellement et emballée sous vide pour se garder plusieurs jours « intacte » en bas du frigo: elles ont peut-être sensiblement la même quantité de minéraux et autres nutriments mais pourtant leurs qualités sont très différentes tant au niveau de leur capacité à être digérée facilement qu’au niveau énergétique.
Les fruits et légumes, de préférence bio, locaux et de saison sont donc des éléments à ne pas négliger. De préférence une alimentation plutôt tournée vers le végétal, avec des céréales et des légumineuses, des oléagineux. Plus les aliments sont simples et plus ils ont de chance de conserver leur prana.
Du côté des choses à éviter: surgelés, plats préparés, conserves, aliments très sucrés comme les bonbons, les sodas, viennoiseries; mais aussi les fruits et légumes trop mûrs (ou trop verts), les restes de plus de 24 heures (le prana est volatil).
Sachez également que pour préserver le prana et « enrichir » vos repas, il est bon de cuisiner calmement, sans stress, en ayant des pensées positives. Ne dit-on pas des meilleurs mets qu’ils sont simples mais cuisinés avec amour?

Selon que votre alimentation actuelle soit déjà très riche en prana ou pas, vous aurez peut-être l’impression que tout cela demande beaucoup d’adaptations et de complications. Vous pouvez peut-être vous donner un objectif de un repas par semaine où vous mettez l’accent sur ce que je viens de décrire. Vous vous apercevrez peut-être que ce n’est finalement pas si difficile, et/ou que vous pouvez y trouver un plaisir gustatif que vous n’auriez pas imaginé. Petit à petit ces habitudes se feront peut-être une place plus importante dans votre alimentation. Je sais par expérience que faire évoluer ses habitudes alimentaires prend du temps, se fait souvent en va-et-vient avec des « progrès » et des « régressions ». Soyez comme toujours douce avec vous-même (et vos proches s’ils vous semblent un frein aux changements). Prenez le temps de ressentir les bienfaits de l’alimentation pranique pour vous-même, ses effets sur votre humeur, votre énergie, votre digestion. De même vous percevrez peut-être plus nettement les effets d’une alimentation dépourvue de prana sur tous ces plans.

Pour plus de détails, de conseils, des échanges à ce sujet, je vous invite à prendre contact avec moi afin que nous puissions adapter à votre situation des idées de recettes, des modifications simples et progressives de vos habitudes alimentaires.

Bon appétit!

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Confinés, de nouveau.

Aujourd’hui a commencé la deuxième période de confinement national en France. Bien que les choses soient assez différentes du premier épisode, beaucoup d’entre nous sont tendus par cette situation. Que ce soit de la crainte pour ses proches, pour la grossesse en cours, le bébé nouveau-né, la grossesse et le bébé désirés; que ce soit de la frustration de sentir ses libertés restreintes ou encore une inquiétude pour son emploi et ses revenus; les motifs d’inquiétude peuvent être nombreux.

De plus, on sait aujourd’hui que le stress n’est pas un allié de notre système immunitaire, et certains culpabilisent peut-être de se sentir anxieux, et devenir peut-être ainsi des cibles plus « faciles » pour le Covid-19.

Pour vous soutenir pendant cette période, je vais tenter de vous proposer chaque jour un moyen de vous recentrer sur vous, votre grossesse, votre bébé. De vous donner une raison de sourire, de profiter du moment présent et de laisser de côté vos craintes (ou celles de vos proches). Cela sera aussi l’occasion de vous montrer les différentes facettes de mon métier de doula puisque j’aborderai différents thèmes et par différentes « entrées »: des pistes de réflexion, la méditation et la visualisation, le yoga et le travail corporel, la respiration, le massage, l’alimentation et l’ayurvéda. J’espère que cela vous sera utile et réconfortant.

Pour ne pas manquer de publication, je vous invite à vous abonner au blog et à la page Facebook.
Enfin, pendant le confinement je vous propose des séances d’accompagnement en visioconférence. Je préfère, et de loin, venir vous voir, être là à vos côtés en chair et en os, en chaleur et en vibration, mais je crois que pour le moment il est plus prudent de rester « à distance ».

Confinés mais heureux, c’est ce que je vous souhaite!
Massage, Post-natal

Initiation au massage bébé

Le massage du bébé est un art ancestral en Inde, la transmission s’en fait de femme à femme, de mère en fille, de tante en nièce etc… Frédérick Leboyer l’a observé et décrit dans son livre Shantala, un art traditionnel, le massage des enfants. Aujourd’hui ce massage est couramment désigné sous le nom de massage Shantala. Ce massage est rythmé, s’étend sur tout le corps, est réalisé avec de l’huile tiède. Plus il est réalisé régulièrement et plus ses effets bénéfiques se feront sentir.

Il permet de détendre bébé et de le libérer de certaines tensions, il peut améliorer la digestion (reflux, coliques, constipation), le sommeil, augmenter l’immunité. Il permet une bonne hydratation de la peau et cultive la souplesse du bébé. Mais surtout c’est un moment privilégié d’intimité entre le Bébé et son parent, qui permet de renforcer le lien parent-bébé, de se découvrir et redécouvrir sans cesse.

Pour vous le transmettre, je viens à votre domicile lorsque bébé a plus d’un mois, et je vous montre les gestes et vous explique les intentions sur un poupon, c’est vous qui massez votre bébé, soit en même temps… Soit plus tard si votre bébé n’est pas réceptif ce jour-là. Je propose d’emblée deux séances, espacées d’une à deux semaines pour pouvoir revoir ensemble les gestes et surtout recueillir votre ressenti, vos joies, répondre à vos questions…

Deux séances d’une heure trente à votre domicile : 110€

Post-natal

Le soutien en post-natal, mon expérience.

Avant la naissance de notre troisième enfant, j’ai voulu organiser ma période postnatale, pressentant que répondre aux besoins de mes deux « grands » et gérer, même au minimum la maison serait difficilement compatible avec le repos nécessaire pour moi et mon bébé.

Trois personnes se sont ainsi relayées chez nous. Deux amies tout d’abord, qui ont pris en charge les tâches de la maison (et la charge mentale associée!) ainsi que mes grands pour les sorties, leur permettant à la fois de sortir et se défouler, et de me laisser du temps au calme avec le bébé. Elles étaient à la fois très présentes et discrètes, attentives aux besoins de chacun et efficaces. Je ne suis pas sûre que je pourrais un jour les remercier à la hauteur de ce qu’elles m’ont offert par leur présence au cours de ces deux semaines. J’ai vraiment pu expérimenter ce qu’est « materner la mère », cette notion fondamentale et aujourd’hui oubliée dans notre société individualiste.

Puis c’est une personne que nous ne connaissions pas qui est venue nous soutenir. Ce n’est pas évident d’accueillir ainsi sous son toit une inconnue et de lui confier un certain nombre de tâches aussi importantes que s’occuper des enfants! Ce n’est pas non plus évident d’arriver dans une famille à cette période si particulière du post-natal et de prendre en charge un certain nombre de choses pour soulager la jeune maman. Dans notre entourage proche nous n’avions personne de disponible si longtemps pour venir nous aider et c’est pourquoi nous avions fait notre demande dans des cercles plus larges. Nous espérions que « la sauce prenne » entre nous et fort heureusement c’est ce qui s’est passé.

Il y a donc eu chez nous quelqu’un qui nous aidait pour les enfants, les repas, les courses, le linge… Cela paraît sans doute un luxe mais c’était en fait nécessaire pour que je récupère sans me sentir coupable de ne pouvoir satisfaire aux besoins des plus grands ou complètement débordée. Tout le repos pris dès les premiers jours est primordial. Il m’a permis de récupérer mieux que pour les aînés où j’avais été assez isolée, et de ne pas ressentir de baby blues. Pour autant cela implique d’oser demander de l’aide, et d’accepter l’aide reçue, des choses pas si évidentes!

Je souhaite à toute jeune mère d’être ainsi entourée d’attention, de respect et de soutien pour profiter des premiers instants avec son bébé et n’avoir rien d’autre à penser ou à faire que manger, allaiter, admirer son bébé et dormir avec lui!