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Ma vie de doula

Je suis Doula

« Je suis Doula »
C’est une phrase que j’ai mis longtemps avant de prononcer, je n’osais pas. Parce que même si j’étais en formation pour le devenir, ou que j’avais terminé ma formation, même si cela m’appelait, même si je pensais que j’avais ma place là, cela restait un peu théorique, presque abstrait. J’avais du mal à expliquer ce que ça voulait dire, ce que je « faisais », je n’avais pas encore vraiment accompagné de façon suivie et « professionnelle » des mamans. Je me sentais « en chemin pour devenir doula », tout en me demandant si j’avais bien raison, comment me faire connaître, comment prendre confiance, oser etc…

Il y a quelques mois j’ai rencontré une future maman une fois et je sais que cette unique rencontre a eu une grande et belle influence sur la façon dont son petit garçon est né. Et cela m’a mis du baume au coeur, donné courage, si en une seule rencontre je pouvais l’avoir à ce point aidée alors c’est que je n’étais pas à côté de la plaque.

Et en ce moment, j’accompagne deux mamans en postnatal. Ce sont deux accompagnements très différents. Mais quand je suis avec elles, je me sens bien, à ma place. Je sais que je suis là où je dois être. C’est naturel, cela ne me demande pas d’efforts et je ne suis pas stressée ni rongée par le doute « est-ce que je fais bien? est-ce que je fais ce qu’il faut? etc… » Je sais que tout est bien, je suis avec elles et je suis là où je dois être, je fais ce pour quoi je suis venue sur Terre. Cela peut paraître énorme de dire ça, et ça l’est! Mais ce n’est pas exagéré pour autant. C’est.

Je suis Doula. Maintenant je le sais, je le sens. C’est vrai et juste.

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Cartes Cadeau.

Voilà trois semaines que je vous offre un article par jour. Trois semaines que j’essaie de vous faire découvrir les différentes facettes de mon métier, les différents axes de mon accompagnement:

A travers le yoga, la respiration, la méditation et la relaxation. Par l’intermédiaire du massage, et aussi par l‘échange et les informations sur tous les sujets qui touchent à la grossesse, à l’accouchement et à la période postnatale.

Il n’est pas toujours facile de parler du métier de doula, de décrire ce que l’on « fait ». A travers les trois dernières semaines d’articles, je crois (et j’espère!) que vous voyez mieux ce que je peux proposer et apporter aux femmes enceintes, aux familles qui s’apprêtent à accueillir un bébé et à celles qui viennent d’en accueillir un.

Aujourd’hui, alors que chacun commence à penser aux cadeaux à offrir à Noël…
Alors que les confinements nous ont fait prendre conscience de l’importance de prendre soin de nos proches
De l’importance d’être conscients de l’impact de nos achats aussi, et de privilégier la consommation locale et responsable, juste.
Je viens vous présenter:

Ces cartes cadeaux sont à offrir ou à mettre sur votre liste au Père Noël 😉 ou sur votre liste de cadeaux de naissance!
Pour tous les détails pratiques, voir ici.

Et dès demain, retrouvez un article plus conforme au format habituel.

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Semaine Nationale du Réseau Né-Sens

Le Réseau Né-Sens est une association de professionnels de la périnatalité, fondée par des Yoga Doulas mais ouverte à tous les professionnels ayant à coeur de remettre les futurs parents au centre de leur préparation à la naissance et à la parentalité, qui oeuvrent pour une vision consciente de la naissance. Chaque année l’association fédère une semaine d’évènements, organisés par des adhérents locaux. Cette année a été une année de grands remaniements à l’association, de nouveaux membres ont rejoint le mouvement et beaucoup de propositions sont faites dans plusieurs régions de France. De plus, Covid oblige, beaucoup d’événements sont proposés en ligne, ce qui a l’avantage que d’où que vous soyez vous pourrez assister aux évènements qui vous intéressent.

Le Thème de la Semaine: La période postnatale, 40 jours en or ici et dans le Monde.

A Saint Malo.
En tant qu’adhérente, je propose plusieurs moments au cours de la semaine. Deux sont en ligne: un cours de Yoga Postnatal le mardi 9 Mars de 11h à 12h30 et une conférence suivie d’échanges le jeudi 11 Mars à 11h: Préparer son postnatal, pourquoi et comment?
Mais j’invite également les mamans et leurs bébés, jeunes enfants, à venir à une balade au Parc de La Briantais le lundi 8 Mars à 10h. Que les bébés soient en écharpe, porte-bébé, poussette, que le papa soit présent ou pas, elles pourront profiter d’un temps au grand air pour marcher un peu, faire quelques exercices très simples pour s’étirer, se détendre, relâcher les tensions, mais aussi partager sur comment elles se sentent, discuter avec des adultes (quiconque a passé du temps avec des petits enfants sait à quel point cela peut manquer parfois, d’autant plus en ces temps de restrictions sociales liées au covid).
Tous ces évènements sont gratuits, sur donation pour l’associations réseau Né-Sens.
Pour vous y inscrire, il suffit de cliquer sur ce lien! L’inscription est nécessaire pour les évènements en ligne afin de recevoir les liens de connexion, et souhaitée pour la balade (ainsi je peux vous attendre si vous avez quelques minutes de « retard »).

Dans le reste de la France.
Vous pouvez retrouver tout le programme de la semaine et choisir les évènements en ligne qui vous intéressent ici. Et j’attire en particulier votre attention sur la journée de clôture le Dimanche 14 Mars, qui sera une journée très riche, où des intervenants de tous les continents vont partager certaines des traditions qui entourent la période postnatale.

J’espère vous voir à la promenade du 8 Mars (notez qu’il y a aussi une balade prénatale le même jour à 15h) et peut-être en ligne. Je vous souhaite en tous cas de vous saisir de toutes ces belles opportunités et de vous régaler!

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Les balades

Je propose désormais des balades prénatales. Mais qu’est-ce que c’est que ça?

On connaît les bienfaits de la marche et du contact avec la nature, des activités en extérieur. Mais on a parfois du mal à se motiver pour sortir pour une promenade seule. De plus, les occasions de rencontrer d’autres futures mamans sont rares en ce moment puisque toutes les activités et rassemblements en intérieur sont proscrits, ou que les lieux qui les permettent sont fermés.

Je vous propose donc une formule simple: se retrouver à plusieurs dans un endroit agréable, pour marcher, pratiquer quelques exercices simples d’étirement et de respiration, échanger avec d’autres futures mamans à propos de la grossesse. Le lieu des balades changera pour profiter de différents espaces. Votre conjoint est le bienvenu s’il souhaite profiter également de la promenade!
J’en ai programmé une par mois le lundi après-midi, pour le moment, mais si elles rencontrent du succès ou s’il y a des demandes pour d’autres dates je pourrai en programmer d’autres.

Pour la première, rendez-vous à 15h, aujourd’hui lundi 8 Février, à l’entrée de l’aire du Nicet.

Tarifs: Balade découverte 5€
Tarif normal 8€
Tarif couple 10€
Inscriptions ici.

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Célébrer le 120ème jour de grossesse.

Célébrer le 120ème jour de grossesse est une tradition qui vient d’Inde et n’est que peu connue et répandue en Europe. Il s’agit de faire cercle autour de la future maman, de l’entourer et de l’assurer du soutien de ses proches, de sa communauté de vie.

C’est un rituel, qui marque donc un passage. 120 jours de grossesse équivalent à quatre mois, c’est dans la tradition indienne le moment où l’âme de l’enfant à naître s’incarne véritablement dans le corps du foetus. C’est le moment où la grossesse commence généralement à être rendue « publique » où elle est « dite » aux cercles un peu moins proches que dans les tous débuts, où elle commence à se voir aussi. Poser un rituel à ce moment de la grossesse peut aider le couple à ressentir le soutien et la force de leurs proches, dans une société ou les choses sont beaucoup vécues en privé (et paradoxalement assez « montrées » sur les réseaux sociaux et autres mais sans implication en retour).

Pour les 120 jours de grossesse, c’est bien la future maman qui est fêtée, célébrée, honorée, pas encore le bébé. Bien sûr il est présent et à l’esprit et au coeur de chacun mais c’est la future maman qui est au centre. Elle qui porte et qui nourrit la vie. Elle qui a besoin de sentir l’amour, le soutien et la bienveillance de ses proches. C’est un rituel qui est donc, dans l’intention, un peu différent du blessing way, un peu plus connu de nos jours.

On peut imaginer une fête rassemblant les proches de la future maman, qu’elle aura choisis et invités. Comme elle est au centre des attentions et de la célébration, l’organisation ne doit pas reposer sur ses épaules, l’idéal est donc qu’une amie, soeur, doula… s’occupe de l’organisation après avoir recueillis les souhaits de la future maman. De petits cadeaux, symboliques, peuvent lui être offerts (un exemple assez classique est la perle que chaque invité offre avec une intention et qui formera un collier ou bracelet avec celles des autres invités), des douceurs seront partagées, des mots dit ou écrits, de la musique peut être jouée, chantée, écoutée. Les mains et/ou pieds de la maman peuvent être massés…

Si les proches vivent trop loin pour se déplacer (ou que la situation sanitaire ou autre les en empêche), le couple de futurs parents peut prendre un moment pour eux, pour se relier à ce bébé qui s’incarne, formuler des souhaits, des voeux sincères. Leurs proches peuvent aussi, de chez eux avoir un moment particulier de pensée pour ce couple qui va accueillir un bébé dans quelques mois, peut-être déjà réfléchir à comment être un soutien, une aide pour eux après la naissance.

Chaque occasion de célébrer la vie qui arrive doit être saisie!
Aimons, célébrons, créons les rituels qui nous ressemblent. Leur souvenir peut être une aide précieuse quand les moments sont plus difficiles. Invitons la joie dans nos vies, et répandons-là en particulier autour des femmes enceintes!

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Lecture inspirante: Intimes naissances.

Intimes naissances, Choisir d’accoucher à la maison, sous la direction de Cécile et Juliette Collonge éditions La Plage, 2008.

Il ne s’agit pas d’un livre théorique ou même pratique sur l’accouchement à domicile, il ne s’agit pas d’un plaidoyer pour l’accouchement à domicile, il ne s’agit pas de convaincre que l’accouchement à domicile serait « meilleur » que l’accouchement ailleurs…

Il s’agit avant tout d’un recueil de récits de naissances à la maison.
Il s’agit de récits doux, pleins d’amour, bienveillants, de naissances simples.
Il s’agit aussi de décrire les réticences des uns et des autres, les blocages, les peurs… et comment ils ont parfois été surmontés, traversés.
C’est en tout cela que c’est pour moi, vraiment un livre inspirant. Que l’on soit tenté par l’aventure de la naissance à la maison ou pas. D’ailleurs je l’ai lu lorsque j’attendais mon deuxième enfant, né en plateau technique, et je ne crois pas l’avoir touché alors que je me préparais à une naissance à domicile pour ma troisième.

C’est un livre que l’on peut lire par toutes petites touches, un récit par-ci par-là, ou d’une traite… selon nos envies. Il recueille 15 témoignages de parents, mais aussi 12 articles écrits par des professionnels qui pratiquent l’accompagnement de ces naissances dans l’intimité des foyers, ainsi qu’un article plutôt pratique celui-là sur l’organisation et la préparation d’un enfantement à la maison.

Mais c’est vraiment pour la partie témoignages que je vous encourage à le parcourir. Pour vous imprégner de l’atmosphère « ocytocique » de l’enfantement.

Et dans le même ordre d’idée, mais en version filmée, je ne peux que vous recommander le magnifique documentaire Entre leurs mains.

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Votre soutien en postnatal.

J’ai effectué récemment une formation spécifique au soutien postnatal. Au cours de cette transmission, nous avons pu revoir et redire toute l’importance de ces premiers moments où le couple devient parents, que ce soit la première fois ou bien plus. Nous avons également refait un tour de nos champs d’action et de soutien en tant que doula: soins du corps à la maman (serrage du bassin, différents types de massages…), cuisine et caractéristiques d’une alimentation adaptée à cette période si particulière, soutien à l’allaitement, soutien émotionnel, gestion de la logistique de la maison si besoin ou aide pour préparer le soutien par d’autres membres de l’entourage…

Photo de nappy sur Pexels.com

Les couples qui attendent leur premier enfant ont souvent l’intention de se débrouiller à eux deux. La société n’étant pas très ouverte à parler des difficultés qui peuvent être rencontrées par les jeunes couples isolés, ou pas d’ailleurs, mais seuls à devoir prendre en charge toute la maison en plus de la récupération physique de la jeune mère et du passage au statut de parents, et de la période nécessaire à faire connaissance avec son bébé, à l’admirer, le respirer…
Il est normal d’avoir besoin d’aide et il devrait être normal d’en recevoir. Ne pas avoir à cuisiner ni à réfléchir à ce qu’on va cuisiner ne devrait pas être un luxe lors des semaines qui suivent la naissance d’un bébé. Ne pas s’apercevoir de la montagne de linge que génère un si petit bébé, devrait être normal car d’autres s’occupent de cela le temps que mes parents s’occupent « juste » du bébé et d’eux-mêmes.

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Un des freins peut être l’aspect financier: si on paie une doula pour venir passer plusieurs heures à faire « tout cela » une à plusieurs fois par semaine, on peut avoir peur du budget qu’il va falloir y consacrer. Mais d’une part la doula n’est pas forcément la seule qui peut aider, d’autre part, le coût est vraiment à remettre en lien avec tous les bénéfices que va en tirer la famille et chacun de ses membres.
A la suite de ma formation, j’ai à réaliser un certain nombre d’heures de façon bénévole. Pour que cela soit malgré tout juste pour moi, je propose qu’une heure sur trois soit rémunérée en CESU. Cela peut vraiment être une magnifique opportunité pour une ou deux familles qui auraient peu de moyens d’être malgré tout soutenues. Je vous invite donc à me contacter ou à faire passer l’information à une famille en attente toute proche d’un bébé. C’est vraiment le seul critère: une famille qui s’apprête à accueillir un bébé. Le nombre d’heures et le type d’aide s’adaptent aux autres sources de soutien et aux besoins de la famille, mais l’aide est toujours nécessaire et bienvenue.

Un autre frein peut être d’avoir la présence chez soi d’une personne tierce, à une période de grande vulnérabilité. En tant que doula, ma mission et mon travail est d’être efficace et discrète. On doit voir le fruit de mon travail mais pas moi en quelque sorte. Par exemple: un repas chaud est prêt et servi à la maman, mais elle ne retrouve pas une montagne de vaisselle sale ensuite et n’a pas été dérangée pendant qu’elle se reposait avec bébé pour savoir ce qu’elle voulait manger ni où se trouve l’épluche légumes!

Photo de Taryn Elliott sur Pexels.com

Je souhaite à toutes les jeunes mères de recevoir l’aide et la chaleur dont elles ont besoin.

Ma vie de doula, Ressources Confinement

Déconfinement progressif…

Un article par jour pendant le confinement.

C’est un Objectif que je me suis donné début Novembre, juste après l’annonce de ce nouveau confinement. Un vrai challenge à vrai dire et beaucoup de travail en coulisses pour programmer, rédiger, illustrer, enregistrer parfois et mettre en ligne tous ces articles qui, je l’espère vous auront été utiles, vous auront parlé, aidé et soutenu! C’était aussi très stimulant et cela m’a permis de ne pas me sentir totalement inutile et isolée pendant cette période.
Avec le déconfinement progressif je ne vais pas maintenir ce rythme d’un article par jour. Je vais continuer à écrire bien sûr, mais de façon moins soutenue!
Je vous invite à retrouver les articles qui vous ont particulièrement plu, ou à revenir plus tard vers ceux qui n’étaient pas adaptés à vos préoccupations du moment. Je vous invite aussi à vous abonner au blog (il y a un bouton juste en bas) pour recevoir des alertes mail à chaque nouvel article publié.

Et puis je vous invite bien sûr à parler du blog, et de moi en tant que doula à Saint Malo. La situation actuelle n’est pas la plus propice à débuter une activité, mais je suis là. Je me déplace de nouveau pour des massages, des cours de yoga, des séances d’accompagnement en prénatal et du soutien en postnatal. Je peux aussi proposer des séances en visio pour les personnes qui préfèrent ou si vous êtes trop loin, ce n’est pas l’idéal mais cela peut malgré tout répondre à des besoins. Je vais recommencer à chercher un lieu pour accueillir des cours de yoga collectifs pour les futures mamans et en postnatal.
En ce premier jour de Décembre, je vous rappelle aussi qu’il est possible d’offrir ou se faire offrir des cartes cadeau.

Si je n’ai pas encore évoqué certains thèmes que vous souhaiteriez voir discutés ici, je vous invite aussi à m’en faire part!

Je vous souhaite de retrouver vos proches très vite et de vivre avec le plus de sérénité possible la période actuelle, de préparatifs de fêtes mais d’incertitudes…

Chaleureusement!

Photo de Hassan OUAJBIR sur Pexels.com

Post-natal, Ressources Confinement

Avoir du soutien au retour à la maison.

Bébé est né. Félicitations! Après quelques jours à la maternité, vous rentrez à la maison.

Vous êtes peut-être très heureuse de retrouver votre foyer, vos aînés, vos « marques ».
Ou bien alors peut-être redoutez-vous ce moment où vous allez devoir deviner les causes des pleurs de votre bébé, vous débrouiller pour vos repas…
Vous vous dites peut-être que ça va aller, tout le monde y arrive alors vous aussi, et puis votre compagnon est là pour vous soutenir.

J’aimerais vous dire quelque chose: « Votre seule préoccupation maintenant et pour les 6 semaines à venir devrait être de vous reposer, de vous nourrir, de nourrir votre bébé et d’apprendre à le connaître, le rencontrer, l’admirer, le sentir, le toucher… »

Photo de Wayne Evans sur Pexels.com

Pour cela, vous devriez être soutenue à votre retour à la maison. Pas seulement par votre conjoint qui lui aussi doit apprendre à connaître bébé, le toucher, l’admirer, le sentir… Bien sûr il peut et je ne doute pas qu’il va vous aider, mais tout ne devrait pas reposer sur ses épaules. Il devrait avoir aussi le temps de juste s’allonger et admirer votre bébé, et vous admirer vous aussi!

Plus les sociétés sont industrialisées et plus les jeunes mères sont seules après avoir donné naissance. Elles rentrent chez elles et doivent à nouveau cuisiner, s’occuper du linge (le linge n’est pas une mince affaire quand un bébé arrive dans un foyer!), du ménage, des enfants plus grands et parfois d’une multitude d’autres choses.
Pourtant le repos est essentiel aussi bien physiquement que psychiquement.
Dans de nombreuses cultures tout autour du globe, (y compris en occident il n’y a pas si longtemps) la communauté autour de la jeune mère prenait en charge les tâches ménagères, les aînés, la cuisine, permettant à la nouvelle accouchée de se consacrer à son bébé et de se reposer. Ce n’est plus le cas aujourd’hui, et parfois le simple fait de demander du soutien est mal perçu par l’entourage, ou en tout cas vu comme étrange.

Je vous encourage vraiment de tout mon coeur à avoir du soutien lorsque vous rentrerez chez vous.
Que vous ayez des aînés ou non.
Que votre conjoint soit présent et disponible ou non.
Faîtes-vous ce cadeau, demandez à ce qu’on vous l’offre.

Photo de Lisa Fotios sur Pexels.com

Est-ce que des amis ou de la famille pourrait se charger chacun d’un repas préparé par semaine? Est-ce qu’un proche qui saura se montrer efficace et discret peut venir s’occuper du linge ou du ménage? Est-ce qu’un cadeau de naissance peut être un soin ou un massage à la jeune maman, de l’argent pour des heures de ménage?… Est-ce que des voisins peuvent s’occuper quelques temps des trajets à l’école des plus grands?

Ne présumez pas de vos forces au risque de vous épuiser, de rencontrer des difficultés à allaiter, de cicatriser plus lentement quand il y a une cicatrice, d’oublier votre couple, de développer une dépression postnatale.

La période postnatale est une période de grande sensibilité. Elle peut être merveilleuse quand on est bien soutenue mais elle peut aussi être très rude dans le cas contraire. La relation même avec le bébé peut en souffrir et c’est tellement dommage.

Photo de Nandhu Kumar sur Pexels.com

Bien sûr, une doula peut vous soutenir, et si vous avez peur de quoi que ce soit (tarif trop élevé, avoir quelqu’un qui entre dans la maison…) vous pouvez en parler avec la doula que vous contactez. De plus elle pourra vous aider à identifier les autres personnes soutenantes de votre entourage pour un point ou un autre. Ne renoncez pas à avoir du soutien avant d’avoir tout fait pour en avoir.

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Le père pendant l’accouchement.

Le sujet est sensible, dans la société comme au sein de certains couples. Je ne vais pas ici donner de conseils mais simplement apporter des éléments de réflexion, différents points de vue pour que chacun et chacune, chaque couple, puisse se sentir la liberté de faire ses propres choix.

L’accouchement a longtemps été une affaire de femmes, et l’est encore dans de nombreuses cultures et en de nombreux lieux de la planète. Autour de la femme en travail, point d’hommes. Avec le déplacement de l’accouchement à l’hôpital, les hommes se sont approchés de cet évènement, tout d’abord en tant que médecins. Les pères n’étaient pas plus tolérés qu’avant auprès de leur compagne en train d’accoucher. L’urbanisation a continué, avec l’exode rural et l’apparition de la famille nucléaire que l’on connaît aujourd’hui. Les femmes étant de plus en plus actives à l’extérieur du foyer, les mères des femmes en travail n’ont bientôt plus pu se déplacer au chevet de leurs filles devenant mères. La transmission qui s’effectuait de femme à femme est petit à petit devenue une transmission de professionnel de la santé à mère. Modifiant considérablement le contenu et la forme de ces transmissions, puisque le rapport même entre les deux personnes est plus hiérarchisé, moins horizontal. Cela aura d’autres conséquences mais revenons aux pères.

Les femmes qui accouchent ont besoin de se sentir en intimité et en sécurité. Alors quand la naissance de leur bébé est prévue à l’hôpital, que leurs propres mère, soeurs, ou amies, travaillent, parfois loin, à qui peuvent-elles demander de venir les soutenir pour la naissance? A leur conjoint. C’est ainsi que les pères ont fait leur entrée dans les salles de naissance. Aujourd’hui il paraît naturel et évident que le père soit présent pour la naissance d’un bébé et on regrette ou on plaint celles qui n’ont pas pu bénéficier de leur présence. Pourtant cette présence qui n’est pas si ancienne, ne fait pas l’unanimité.

Tout d’abord, les premiers concernés n’ont pas toujours une grande liberté d’accepter ou de refuser cette présence à l’accouchement. Certains pères sont très heureux de pouvoir être présents, ils s’impliquent dès la préparation à la naissance, ils sont de vrais soutiens pour leur compagne. Pour d’autres les choses ne sont pas aussi simples, bien sûr ils veulent soutenir leur compagne, mais la perspective de la voir souffrir, et dans un état qui est loin de celui qu’ils connaissent, peut leur faire peur. D’autres encore ne s’en inquiètent pas spécialement mais peuvent se retrouver tétanisés, affolés, mal à l’aise le moment venu. Et en garder un souvenir très difficile, qui peut avoir des répercussions importantes sur la relation de couple, la mise en place de la relation parent-bébé, l’implication bien plus tard dans une autre grossesse et accouchement. Il ne faut pas nier ni minimiser le vécu des pères. Certes ce ne sont pas eux qui souffrent dans leur corps mais cela ne signifie pas que tout est facile pour eux lorsqu’ils sont présents à l’accouchement.

Du côté médical, les avis sont assez partagés également. Pour certains il est aujourd’hui admis que les pères sont présents, c’est un fait dont ils ne pensent pas grand-chose, ils font avec. Ils les trouvent parfois un peu gênants, encombrants, mais ils tolèrent leur présence. D’autres font en sorte de mettre le père à l’aise, de l’aider à trouver sa place sans lui mettre de pression. D’autres encore, comme le docteur Michel Odent, pensent que la place d’un père n’est pas d’être présent à l’accouchement. Michel Odent défend en effet que la présence du père dans la pièce où la femme accouche, peut parfois empêcher celle-ci de se laisser complètement aller à ses sensations et à ses besoins du moment, pouvant même ralentir ou bloquer le travail et entraîner des complications.

Et les mères? La plupart des futures mères en France aujourd’hui souhaitent la présence de leur conjoint. Pourtant certaines sont bien conscientes qu’il ne pourra pas répondre à tous leurs besoins à ce moment-là. Elles demandent alors à une doula de les accompagner, ou parfois à leur propre mère ou à une proche dont elles savent qu’elle saura être suffisamment présente tout en étant suffisamment discrète. Mais nombreuses sont les maternités qui n’acceptent qu’un seul accompagnant alors… Là se pose un vrai problème. Devoir choisir entre un(e) accompagnant(e) qui sera vraiment là pour la femme en travail, sans être impliquée émotionnellement, et son compagnon qui peut-être souhaite être présent mais aura sans doute besoin de sortir à certains moments et n’osera pas pour en pas laisser sa femme seule, au risque de lui communiquer du stress ou du découragement…

L’idéal serait que chacun puisse choisir ce qu’il souhaite. Mais si le père souhaite une chose et la mère une autre? Il est important d’amener ce sujet en couple bien avant la naissance. De pouvoir se dire en vérité ce que l’on souhaite, et d’envisager les solutions possibles pour que les besoins de chacun et chacune puissent être respectés, y compris à la maternité bien sûr. Je ne crois pas qu’il y ait une seule bonne façon de faire. Mais la moins bonne est sans doute de se rendre à la maternité pour un accouchement en couple sans en avoir parlé avant, juste parce que « c’est comme ça qu’on fait ». Il en est d’ailleurs de même pour tous les sujets qui ont trait à la parentalité.
La question n’est pas de savoir si les pères devraient ou pas, assister à l’accouchement de leur compagne, à la naissance de leur bébé. La question à se poser en couple est: est-ce que moi, futur père, j’ai envie d’être présent? Est-ce que moi, future mère, j’ai envie que mon compagnon soit là? La réponse n’est pas forcément unanime ni figée. Elle est propre à chaque couple et ne devrait pas se réduire à une simple alternative.

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Post-natal, Ressources Confinement

Le sommeil des bébés.

Vous connaissez l’expression « dormir comme un bébé »? Elle a dû être inventée par quelqu’un qui n’avait pas de bébé! Certes un nouveau-né ou un nourrisson dort beaucoup, mais d’un sommeil fractionné, par cycles de 45 minutes au début.

Vous connaissez aussi l’expression « faire ses nuits »? Oubliez-là! Dormir 8 heures d’affilé ou plus n’est pas physiologique pour un bébé. Cela peut arriver mais c’est plutôt rare, si votre bébé se réveille plusieurs fois par nuit, c’est plutôt lui qui représente la majorité. Qu’un bébé « fasse ses nuits » ne devrait pas être une priorité ni un objectif.

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A quoi servent ces réveils nocturnes?
Contrairement à ce que vous pensez peut-être ils ont bien une utilité. Tout d’abord lorsqu’ils sont tout petits les bébés ont besoin de boire régulièrement. Dans l’utérus ils étaient nourris en continu par le placenta. A la naissance ils font l’expérience de la faim, et de la satiété. Mais leur système digestif ne leur permet d’absorber de gros repas qui leur suffiront pour de nombreuses heures, ils ont donc besoin régulièrement, ou fréquemment, de se nourrir. De plus, les réveils permettent au bébé de ne pas s’enfoncer trop profondément dans le sommeil au risque de ralentir leur rythme cardiaque. A chaque fin de cycle de sommeil, ils passent par une phase où ils peuvent se réveiller: parfois ils se réveillent complètement, parfois ils enchaînent avec une autre phase de sommeil. Le sommeil du bébé et du jeune enfant met plus de trois ans à se caler sur les rythmes que nous attendons généralement de lui bien plus tôt qu’il n’est capable de les acquérir.

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Comment survivre à tous ces réveils?
La fatigue est l’ennemie numéro 1 des jeunes parents. Les réveils nocturnes peuvent être vraiment éprouvants lorsqu’ils se prolongent. Mais plusieurs choses peuvent aider. Lorsque bébé est tout petit, au moins pendant 4 à 6 semaines, la maman devrait pouvoir se reposer en même temps que son bébé dans la journée. Ses cycles de sommeil sont en effet synchronisés à ceux de son bébé depuis la fin de la grossesse et d’autant plus si elle allaite. Pour limiter la fatigue liée aux réveils la nuit, l’allaitement mais aussi le sommeil dans la même chambre que les parents vont limiter la fatigue. Si la maman peut allaiter allongée, elle sera également moins fatiguée. Eviter de changer le bébé (sauf cas de force majeure 😉 ) et de mettre trop de lumière ou de discuter avec le bébé, lui permettra également de se rendormir plus vite et de petit à petit intégrer que la nuit, lorsqu’il se réveille, il boit et a un câlin, puis se rendort. Les temps d’éveil et d’échanges ont lieu la journée. Chez certains bébés cela se met en place très facilement, chez d’autres… cela peut être plus long.

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Changer de point de vue.
La société met une grosse pression sur les parents pour que leurs bébés dorment toute la nuit. L’attente des parents est donc que leurs bébés fassent rapidement leurs nuits. Ces attentes peuvent ajouter au ressenti de fatigue des jeunes parents, leur donner parfois aussi un sentiment d’échec, une impression de ne pas savoir s’y prendre, en pas faire ce qu’il faut pour que leur bébé dorme. L’entourage a souvent des « méthodes infaillibles » pour faire dormir les bébés dont beaucoup font partie du répertoire des violences éducatives ordinaires (VEO). Savoir qu’il est normal que le bébé se réveille plusieurs fois par nuit, éviter de regarder l’heure, limiter la lumière également pour que le parent ne se réveille pas complètement, aideront le parent à vivre ces nuits en pointillés sans en souffrir. L’attitude que l’on a face aux évènements (que ce soient les réveils nocturnes, la douleur des contractions, les pleurs des bébés etc…) a une grande influence sur la manière dont nous les traversons.
Lorsque ma troisième fille était bébé, elle se réveillait souvent vers 5-6 heures du matin (après de nombreuses autres tétées nocturnes) et à ce moment-là j’allais avec elle m’installer dans le salon pour qu’elle ne réveille pas ses aînés, semi-allongée sur le canapé avec mon bébé au sein qui se rendormait, je regardais le jour se lever, et j’appréciais vraiment ces moments de calme, au petit jour, en tête à tête avec mon bébé. Parfois je somnolais, mais pas toujours. J’aurais pu regretter la dernière heure de sommeil avant que les « grands » se réveillent, mais j’aimais vraiment ces instants et ils me nourrissaient.

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